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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:20

 

Ces enfants qui dérangent

sont des maîtres bien étranges

qui poussent à la limite

l’esprit qui périclite.

 

Une logique sans nom

leur tient lieu de raison,

faite autant de terreur

que d’un pouvoir railleur.

 

Ils vont à corps perdus,

plein de malentendus,

se battre jusqu’au bout

des forces qui les jouent.

 

Malgré la cruauté

de leurs rages agitées,

ils sont d’abord victimes

d’un chaos de l’intime.

 

D’un bonheur en poussière,

ils cherchent la lumière

en agrippant les grains

qui passent par leurs mains.

 

C’est presque de la haine

que souffle leur haleine,

 cet amour renversé

qui devient insensé.

 

Mais la rage de vivre,

qui parfois les enivre,

leur arrache des cris,

ceux de leur chair meurtrie.


Ils choisissent la vie,

comme on fait un pari,

comme on joue quitte ou double,

comme une insulte au trouble.

 

Leur folie est de croire,

malgré le désespoir,

qu’ils sauveront leurs âmes

d’un tourbillon infâme.

 

L’incroyable courage

du combat qu’ils engagent

pour accrocher la paix

est bien leur seule épée.

 

Leur horde conquérante

est bien moins délirante

si l’on saisit l’envie

qu’ils ont d’être en vie.

 

Ils disent à leur façon

qu’être n’est pas un don,

 mais plutôt une lutte

qui parfois nous rebute.

 

Ainsi, ils sont humains,

tous les doigts de leurs mains

agrippés à ce mur

qui leur est si peu sûr.

 

Ainsi, ce sont nos frères,

ces bannis de la terre,

 qui cherchent dans notre asile

leur image si fragile.

 

Dans toutes nos réflexions

et nos interjections,

verront-ils, irisé,

un miroir débrisé.

 

Tydé

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Published by tydé - dans Dédicaces
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