Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 06:54

Cette femme du métro
assise en face de moi
a troublé mon regard
comme jamais ile ne fut.

Son corps maigre et sans fin
supportait à grand peine
la tête qui balancait
au roulis de la rame.

Toutevêtue de noir
avec un pardessus
qu'on eut dit de poussière
elle tombait de sommeil.

Dans sa main, elle avait
de ces petits cahiers
qui ne servent qu'aux enfants
pour apprendre à écrire. 

 

Elle l'avait retiré
d'une valise de tissu,
de tissu écossais,
ouverte à la moitié.

C'est son visage surtout
qui piégeait le regard,
le sien semblé vidé,
ses yeux étaient brumeux.

Sur le coin de sa lèvre,
une petite écume,
celle des  bouches pêteuses
et des gorges séchées.

C'était comme si son âme
était agonisante
et qu'elle mourait de froid 
dans Dieu sait quelle tourmente.

Sur son visage brulé
per le vent, le soleil
et les larmes sans doute,
une rougeur inquiétante.

 

La moitié de sa face
était tachée de vin.
Le sort l'a donc gifflé,
il la condamne déja.

Pareille à un vautour,
elle se prit à marcher
et sortit sur le quai déposer son bagage.

Elle est le charognard
de sa pauvre carcasse.
Elle se ronge déjà.
Bientôt elle sera morte.

Partager cet article

Repost 0
Published by tydé - dans misères
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de tydé
  • Le blog de tydé
  • : A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
  • Contact

Recherche

Liens