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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 06:08

L’enfant qu’on mange cru à la table du monde,
écartelé déjà de tourner dans la ronde,
espère peut-être encore autre chose de nos mains,
qu’insouciance et folie pour faire naître demain.

 Il pleut sur son visage une eau rendue acide,
le jardin où il joue s’emplit d’un sable aride
et le ciel sur sa tête devient comme un haillon,
pour faire taire sa peur, il faut plus qu’un bâillon.

 

C’est son sol sa maison qu’on ripaille gaiement,
c’est tout son avenir et sa vie qu’on répand,
consumant aujourd’hui, comme un feu avorteur,
l’humus ou le fumier dans tous nos réacteurs.

 

On farfouille la vie on passe à travers tout,
on choisira bientôt ses grands yeux de grand fou.
Son œil, son cœur,  son foie sortiront d’une glacière,
tandis que par troupeaux on lui fera des frères. 

Il ne reste aux pères qu’à mourir à la guerre,
larme à l’œil, l’arme au poing, il voudrait qu’on l’enterre
au pied du dernier arbre, de la dernière usine,
loin de l’efficace que Mozart assassine.

 

A peine la femme est-elle un homme comme les autres
qu’on voudrait qu’elle se couche à nouveau et se vautre,
à table, à la cuisine, au milieu des gamelles,
our le plaisir du mâle ou de sa ribambelle
.

Peut-être brûlerons nous d’aller trop comme Icare
vers le mystère brûlant qui pourtant nous effare,
aller au cœur des choses, c’est d’abord les aimer,
 et dire « tu », puis dire « je » sans tout décortiquer.
 

L’enfant est une planète, c’est même un univers,
une forme d’éternité, l’avenir de la Terre,
l’enfant est l’origine, la source du destin,
il est seul sûrement pour conjurer la fin.

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Published by tydé - dans Noosphère
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