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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 20:51

Imagine un navire,
un vaisseau de draps blancs,
à peine une chaloupe
ou un lit d’hôpital.
 

Imagine l’abîme,
toutes lames sorties,
qui passe à l’abordage
et sans faire de quartier.

 

La charpente dérisoire,
le tout fragile esquif,
sous l’assaut de la vague,
est jeté contre terre.

Le rivage déborde
d’une coque rongée,
le combat est perdu,
la vie s’en est allé.
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 06:29

 

Le profond désarroi

d’un beau prince danois

tenant le regard vide

d’un crâne nu impavide

empare parfois mon corps

à l’idée de la mort.

 

L’implacable tranchant,

en passant dans ma chair,

mêlera peur et sang

dans l’esprit qui se perd

et hurle un dernier souffle

avant que tout s’engouffre.

 

J’ai peur de son enfer,

des démons qui déterrent

la mémoire acérée

des serments parjurés,

le reproche sans fin

de mes jours mesquins.

 

Je voudrais le bonheur,

l’insouciance du dormeur,

du dormeur sans image

pour traverser les âges

d’un temps inéternel,

oublieux, incruel.

 

Ou je voudrais la paix

d’un beau ciel azuré

et la douceur d’un Dieu

accroché à ses lieux

comme une boule de chaleur,

de lumière et de cœur.

 

Mais reste l’irrésolu

de ce monde absolu

où s’en vont sans retour

les hommes après leurs jours ;

et reste le désarroi

du beau prince danois.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:09

Cet ange n’est qu’un bébé,

Un trop petit bébé

A la chair fragile

A la tête bien tendre.

 

Il lui fallait nos mains,

Il lui fallait nos yeux,

Et nos cœurs attentifs

Pour vivre et pour grandir.

 

Il avait tant à vivre,

Tant de matins à voir,

Tant de rire tant de pleurs,

Tant de genoux écorchés.

 

C’était déjà un être unique,

A nul autre pareil,

Le seul à être lui

Et le seul à jamais.

 

Ce bébé est un ange,

Un ange bien trop vite,

Sa tête était trop tendre

Face au mal qui rongeait.

 

Il n’est pas de raison,

Ni justice, ni logique,

à cette absence soudaine,

Juste un cri de douleur.

 

Il ne grandira pas,

Pas autrement qu’en manque,

Mais peut-être en amour

 Il est devenu ange

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:06

La vie ne se retient,

pas plus que l’eau en main,

elle rejoint l’horizon

au fil de ses saisons.

 

Mais quel est ce qui part,

Au-delà du regard,

de ce père, de sa voix,

et qu’on conserve en soi ?

 

C’est l’essence peut-être

de ce qu’il a pu être,

pour que d’anciens bonheurs

émergent des larmes du cœur.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:02

La flamme parfois s’éteint,

Arrachée à la cire

Par le vent, le tonnerre

d’une tempête imprévue

 

La chaleur, la lumière

qui auraient dû danser,

se consumant tout doux,

S’effacent tout brutalement.

 

Et la mèche qui flamboie,

Sans presque vaciller,

ou à peine un instant,

n’est déjà que fumée.

 

Le jour paraît défait,

L’obscurité soudaine,

Tel un hiver glacial

Impitoyablement cruel.

 

Le trou béant ouvert

Est autant solitude

que stigmate de l’absence

et silence de l’azur.

 

Les yeux ne sont que larmes,

Ils voient sans horizon,

Sans comprendre la nuit

Ni n’attendre plus d’aube.

 

Il ne reste que le cœur

Pour allumer encore,

Et dans l’éternité,

La veilleuse soufflée.

 

La flammèche disparue

N’est plus feu, mais encens,

Le cordon est coupé

Qui la faisait de terre.

 

C’est maintenant au ciel

Peut-être qu’elle crépite,

Ajoutant sa lumière

A la voûte céleste.

 

Les paupières fermées,

La mémoire aux aguets

Et l’âme comme à l’affût,

On peut voir qu’elle virevolte.

 

Tydé

 

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:55

Ils s'effacent de nos yeux sans quitter nos regards,
Et malgré leur silence, leur voix nous parlent encore
Car leur cœur qui s’arrête trouve refuge dans le notre.

Etrange éternité qui  joue des évidences,
Tous ceux qui sont partis ne nous ont pas quittés,
Ils échappent seulement au pouvoir de nos mains.

Nos larmes essaient en vain  de leur rendre leur chair,
Mais pour les retenir, il n’est que leur empreinte.
Ils sont passés ailleurs, de l’autre coté des pleurs.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:37
 

D’où venait cet amour,

Où va-t-il maintenant,

Nous l’aurait-on volé

Ou l’aurions nous perdu ?

 

Celui qui nous l’a pris

Ferait bien de la rendre,

Il nous rendait si beaux ;

Que peut-il bien en faire ?

 

Celui qui nous l’a pris

Nous l’a d’abord donné,

Il le change maintenant

En rayon de soleil.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:26

Cet ange n’est qu’un bébé,

Un trop petit bébé

A la chair fragile

A la tête bien tendre.

 

Il devait lui rester

Tout un bel avenir

Faits d’espoirs et de rêves,

De promesses à tenir.

 

Il lui fallait nos mains,

Il lui fallait nos yeux,

Notre cœur attentif

Pour tous ses premiers jours.

 

Il avait tant à vivre,

Tant de matins à voir,

Tant de rire tant de pleurs,

Tant de genoux écorchés.

 

Ce bébé est un ange,

Perdu dans ce brouillard

Dessiné par les larmes

Qui nous crèvent les yeux.

 

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:07

Où qu’en soit ton départ,

 

qu’il soit aube ou bien soir,

 

de toutes tes présences,

 

il me reste l’essence.

 

 

 

C’est plus qu’un souvenir,

 

c’est presque un avenir

 

que te savoir en moi

 

au delà de l’émoi.

 

 

 

Mon âme réfléchit

 

les lumières que tu mis

 

dans toutes nos ressemblances

 

et dans nos différences.

 

 

 

Il faut se dire adieu

 

comme on dirait merci,

 

le pleur au coin des yeux,

mais ta vie dans ma vie.

Tydé
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 20:08

 

Vole pas ma mort mon frère,

n’triche pas avec mon sang,

c’est trop grave de mourir,

aussi grave que de naître.

 

Regarde moi mon frère,

même si je suis affreux.

Je n’ai que ton silence

et ta main dans la mienne.

 

Soit le vent dans mes voiles

vers ce plus loin que tout

et prions tous les deux

qu’un amour me recueille.


Tydé

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