A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Imagine un navire, un vaisseau de draps blancs, à peine une chaloupe ou un lit d’hôpital. Imagine l’abîme, toutes lames sorties, qui passe à l’abordage et sans faire de quartier. La charpente dérisoire, le tout fragile esquif, sous l’assaut de la vague,...
Lire la suiteL’enfant qu’on mange cru à la table du monde, écartelé déjà de tourner dans la ronde, espère peut-être encore autre chose de nos mains, qu’insouciance et folie pour faire naître demain. Il pleut sur son visage une eau rendue acide, le jardin où il joue...
Lire la suiteA quoi servent les mots qui sont vents virevoltants, à quoi servent les mots qui ne durent qu’un temps ? Papillons dérisoires, éphémères et volages, ils ne sont qu’illusoires messagers bien peu sages. Ils sont tantôt frivoles, insouciants et badins, tantôt...
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