A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Ça tient à peu de chose
qu’il y ait quelque chose,
le temps fait son ouvrage,
c’est un étrange mage,
qui prend dans les étoiles
de quoi faire sa toile.
Papillon éphémère
posé un temps sur Terre,
tout vient donc du ciel,
de la forge éternelle,
de son feu, de ses cendres,
avant de tout reprendre.
Mais quelle est donc la fin,
le précaire destin
qui veut à la matière,
à la vie toute entière,
comme un défi lancé,
mêler de la pensée ?
Quelle est cette folie
venue de l’infini,
quelle est donc la raison
qui pose comme horizon
qu’il faut de la conscience
pour en chercher le sens ?
ça ne peut être la mort,
malgré tout ses efforts
qui voudrait tout glacer
figer ou terrasser,
mais peut-être l’envie
de voir gagner la vie.
La vie et ses souffrances,
telle une forme d’enfance,
suscite un au delà,
un ailleurs presque là,
fait de larmes et d’amour,
de l’espoir d’un toujours.
Tydé