A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Le Dieu que je voudrais pour toi
est liberté bien plus que loi,
derrière la vie presque il s’efface,
à toi, à tous, il cède la place.
Ce Dieu du ciel en qui j’espère,
tu le trouveras à ras de terre,
pour que l’hiver se mêle d’été,
pour que la vie soit obstinée.
Il n’a parfois que la puissance
d’un tout petit qui vient de naître,
son souffle pourtant qui nous devance
nous veut l’esprit plus que la lettre.
Il dit ton nom avec tendresse,
et te dit oui comme une promesse,
il te demande d’être très humain
comme il sut l’être pour être divin.
Tantôt amour, tantôt colère,
souvent discret et prévenant,
il veut de toi faire son enfant,
un fils du ciel et de la terre .
Tydé