A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
On part par liberté
ou par nécessité,
pour survivre au départ
mieux qu’au gré du hasard.
On marche tout simplement,
entre exil et asile,
chercher intensément
à être encore utile.
On va pour exister,
parfois pour s’éprouver,
pour retrouver le feu
et mieux redire son « je ».