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A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?

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Dès que je t’aperçois

 

Dès que j’aperçois un peu de ton toi,
tu fais mon émoi au delà des lois.
Tu m’as pénétré de tes jolis traits,
mon cœur, mes pensées  sont tes possédés.

Ne part plus jamais, ou pas sans m’aimer,
sois l’instantané de l’éternité.
Quelque chose du feu, d’un brasier joyeux,
baigné par tes cieux, envahit nos jeux.

Je serai en toi comme au creux de moi,
(Tu seras en moi comme au creux de toi,)
essoufflé je crois d’être ainsi ton roi.
(essoufflée je crois que tu sois mon roi.)
Il est beau ce jour tout rempli d’amour
et j’en fais le tour comme un troubadour. 

Rien ne compte plus, le temps est venu
de nous être à nu et à corps perdus,
je suis (tu es) sur ton (mon) sein, tu es (je suis) dans mes (tes) mains,
il n’est rien demain, sinon nous sans fin.

Et durant la nuit, lumineux conflit,
nous serons partis droit vers l’infini ;
et puis à l’aurore, l’un de nous s’endort,
plein de ce trésor qui consume encore.

Tydé

 

 

 

 

 

 

 

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