A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Dès que j’aperçois un peu de ton toi,
tu fais mon émoi au delà des lois.
Tu m’as pénétré de tes jolis traits,
mon cœur, mes pensées sont tes possédés.
Je serai en toi comme au creux de moi,
(Tu seras en moi comme au creux de toi,)
essoufflé je crois d’être ainsi ton roi.
(essoufflée je crois que tu sois mon roi.)
Il est beau ce jour tout rempli d’amour
et j’en fais le tour comme un troubadour.
Rien ne compte plus, le temps est venu
de nous être à nu et à corps perdus,
je suis (tu es) sur ton (mon) sein, tu es (je suis) dans mes (tes) mains,
il n’est rien demain, sinon nous sans fin.