A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Ils se bousculent un peu,
Se taquinent des yeux
Et bavardent un peu fort.
Ils n’osent pas encore
Se prendre par la main.
Avec un air mutin,
Ils promènent leurs mots
Comme le long de la peau
Le fait une caresse.
Ainsi naît la tendresse,
De l’envie d’un baiser,
De l’appétit d’aimer.
Qu’importe qu’on le devine,
En voyant leur trombine,
Ils passent sans s’arrêter
Comme le vent de l’été
Qui met le feu à tout.
Ils iraient n’importe où
Pourvu qu’un jour enfin
Ils ne deviennent qu’un.
Leur regard en dit long,
C’est lui qui a raison.
Tydé