A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
En voulant me bannir,
vous me faites venir
d’une tribu clandestine
des confins de la chine,
doux barbare par malchance
dès ma propre naissance.
Vous ne voyez de moi
qu’un nigaud maladroit
aux deux mains malhabiles,
à la raison futile,
à la bouille d’enfant
et aux pas nonchalants.
J’ai un cœur dans la tête,
un cœur pur et fragile,
un vie qui s’entête
et une chair d’argile ;
J’ai besoin de lumière,
celle derrière vos paupières.
Votre monde sans pitié,
sans joie, sans amitié,
je le vis, le ressens,
il me brûle jusqu’au sang ;
devant lui je suis nu,
perdu dans l’inconnu.
Sans vous, je ne suis rien,
je ne peux pas faire les liens
qui rattache à l’espoir
que tout n’est pas que noir,
avec vous, je suis tout,
vous êtes tous mes atouts.
Malgré mes airs de rien,
mes airs d’extra terrien,
c’est votre humanité
dans ma fragilité.
Tydé