A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Cet ange n’est qu’un bébé,
Un trop petit bébé
A la chair fragile
A la tête bien tendre.
Il lui fallait nos mains,
Il lui fallait nos yeux,
Et nos cœurs attentifs
Pour vivre et pour grandir.
Il avait tant à vivre,
Tant de matins à voir,
Tant de rire tant de pleurs,
Tant de genoux écorchés.
C’était déjà un être unique,
A nul autre pareil,
Le seul à être lui
Et le seul à jamais.
Ce bébé est un ange,
Un ange bien trop vite,
Sa tête était trop tendre
Face au mal qui rongeait.
Il n’est pas de raison,
Ni justice, ni logique,
à cette absence soudaine,
Juste un cri de douleur.
Il ne grandira pas,
Pas autrement qu’en manque,
Mais peut-être en amour
Il est devenu ange
Tydé