A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Les maisons alignées, des maisons d’ouvriers,
Font tout un paysage et toute une cité.
On y trouve la vie parfait’ment résumée,
Un fatras de destins, tout un monde étalé.
Les façades nous sourient quand elles nous voient passer,
Parfois la porte ouverte et le perron bavard
D’autres fois à l’affût, volets écarquillés,
Un peu comme un village et un peu au hasard.)
D’un seuil jusqu’au suivant, selon le gré du cœur,
Tantôt on voit un mur, tantôt on sait un pont.
Et c’est alors qu’à deux, se levant de bonne heure,
L’outil à la ceinture, ils s’en vont au charbon.
Ces maisons alignées comme grains de chapelet
Aiment à murmurer à l’oreille du voisin
Des « bonjour ! », des « merci. », sur des airs d’amitié
Pour bâtir plus que craindre des enfants les demains.