A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Mes nuits solitaires
Mille fois retournées
N’atteignent jamais
Cet être que j’aime.
Je le touche à peine,
Eperdument blessé ;
Comme le vent la fleur,
J’en extrais le parfum.
Plus longtemps que mon corps,
J’éprouverai sa chair
Et mon désir miaule
Pour retrouver sa main.
Jusqu’au bout de la vie,
Alors que tout échappe,
Mon âme s’écartèle
Et hurle l’impossible :
Aimer sans fin
Jusqu’à laisser partir.