A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Il reste ces mots,
Que le cœur n’a pu éclore,
Qui sont fleurs tombales.
Tout ce qui fut tu,
Serments ou déclarations,
S’écoule sur nos joues.
Le silence est seul,
Maintenant et pour toujours,
Qui dit l’indicible.
Les larmes, la douleur,
Frissonnent de poèmes coupés
A nos lèvres muettes.