A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Cet ange n’est qu’un bébé,
Un trop petit bébé
A la chair fragile
A la tête bien tendre.
Il devait lui rester
Tout un bel avenir
Faits d’espoirs et de rêves,
De promesses à tenir.
Il lui fallait nos mains,
Il lui fallait nos yeux,
Notre cœur attentif
Pour tous ses premiers jours.
Il avait tant à vivre,
Tant de matins à voir,
Tant de rire tant de pleurs,
Tant de genoux écorchés.
Ce bébé est un ange,
Perdu dans ce brouillard
Dessiné par les larmes
Qui nous crèvent les yeux.
Tydé