A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Le profond désarroi d'un beau prince danois tenant le regard vide d’un crâne nu impavide empare parfois mon corps à l’idée de la mort. L’implacable tranchant, en passant dans ma chair, mêlera peur et sang dans l’esprit qui se perd et hurle un dernier...
Lire la suiteUn fils a peu de mots pour son père, son papa. Un premier dit merci du cadeau de la vie. Un second qui dit non pour devenir soi-même. Un autre qui dit : « je pars, je vais vivre ma vie » Un suivant dit aussi « Tes larmes, je les comprends, La vie t’a...
Lire la suiteQui est "je" ? Un je de miroir ? La surface réfléchissante d'une eau profonde ? Le masque d'un usurpateur à soi même ? La pellicule de conscience sur une bulle de matière? Un éclat d'univers dans les tourbillon du temps? Je est moi et je est autre, Un...
Lire la suiteIl était une fois un lion grognon. Non pas qu’il n’ait été grognon qu’une seule fois, mais c’est le seul lion que j’ai connu grognon de la sorte. Lionceau déjà, ce petit là avait quelque chose d’un peu décalé. Son papa, pourvu d’une descendance mâle,...
Lire la suiteLa crise est une bête sauvage, un prédateur affamé, un vampire sorti de nos cauchemars. Avec brualité elle vient frapper d'un coup de massue, d'un grand coup de barre, par derrière, sur nos nuques et nos crânes. Comme un coup de tonnerre, comme une gerbe...
Lire la suiteJe est éphémère, comme ce papillon dont le battement d'aile peut lever un ouragan .
Lire la suiteL’amour est foi étrange, Un culte de l’absolu Aux autels sauvages Qui fait dieu d’un doux songe Et Eden d’un instant. Il a ses initiés, Et ses blasphémateurs, Une foule de dévots Qui croient encore en lui Et un charnier rempli Des victimes de son zèle....
Lire la suiteIl n'est qu'aujourd'hui et il n'est qu'un souffle, pour que demain ne soit trop tard.
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