A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Il y a de la chose, il y a de la chair, il y a de la vie. Il y a quelqu’un, un parmi d’autres , tiré presque au hasard. Puis vient le nom, le nom d’appel, le nom qui dit oui. Il n’est pas seul, puisqu’ils sont deux, puisqu’ils sont trois. Le temps le...
Lire la suiteL’enfant qu’on mange cru à la table du monde, écartelé déjà de tourner dans la ronde, espère peut-être encore autre chose de nos mains, qu’insouciance et folie pour faire naître demain. Il pleut sur son visage une eau rendue acide, le jardin où il joue...
Lire la suiteA quoi servent les mots qui sont vents virevoltants, à quoi servent les mots qui ne durent qu’un temps ? Papillons dérisoires, éphémères et volages, ils ne sont qu’illusoires messagers bien peu sages. Ils sont tantôt frivoles, insouciants et badins, tantôt...
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L’hôpital psychiatrique, le mot le dit, c’est d’abord un lieu d’accueil, d’hospitalité ou de refuge pour celui qui est sans toit, ni moi. Bien sûr, ce n’est pas un nid douillet, l’aimable abri de toutes sortes de folies douces et de fantaisies de comportements....
Lire la suiteL’enfant qu’on bouffe tout cru à la table du monde aurait sûrement voulu autre chose de cette ronde qu’insouciance et folie pour faire naître demain et faire pousser la vie le long de son chemin. Il pleut sur son visage un eau rendue acide tous ses beaux...
Lire la suiteUn jour sûrement, je crierai fort, sur tout les toits, à qui veut l’entendre, que je suis moi, rien que moi et tout moi. Un jour, demain qui sait, dès aujourd’hui peut-être, je me dois de laisser partir au ciel mes idéaux renonçant à tout prix à leur...
Lire la suiteAu début sans limite, sans dehors, ni dedans, comme les êtres d’un mythe sans nul commencement, nous étions tout partout, sans corps et sans conscience, nous étions, comme des fous, pouvoir et ignorance. Savez-vous donc comment, par quel enchantement,...
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Noël, comme l’enfant nu, A bien besoin de nous, Sa vie est si ténue, Une vie encore bien floue. En se faisant fragile Au plus long de la nuit, Le beau bébé gracile Dépend tellement d’autrui. L’avenir est possible, Mais d’abord sans puissance, Jamais irrésistible,...
Lire la suiteL’humanité est singulière, aussi solide que délétère. Ce n’est une grâce, ni un état, plutôt un rêve ou un combat . Elle n’ est peut-être qu’une conquête autant sur l’ange que sur la bête. Elle est étrange et familière, tantôt de miel, tantôt saumâtre,...
Lire la suiteJ’ai une bombe dans la main, J’ai une bombe pour demain, La dernière armes des opprimés, Le cri de haine des mal-aimés. Amant désespéré du monde Et fils bâtard de l’aujourd’hui, Révolté de ce spectacle immonde, Je me rebelle ou c’est la nuit. Alors, pareil...
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