A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Au commencement, tout absolument n’était que maman. Tous mes horizons, pendant trois saisons, n’était que giron. A l’abri du monde, je faisais ma ronde dans cette rotonde. J’emplissais son cœur, j’étais sa chaleur, tout son intérieur. Ce roman d’amour,...
Lire la suitePour naître au monde et n’être que soi, il n’est que loi où coeur abonde. Etre à la vie par tous nos oui et crier non à tous canons. La vie n’est rien qu’une promesse qui t’appartient si tu acquiesces. La vie n’est belle qu’un peu rebelle, quand au destin...
Lire la suiteIl reste ces mots, Que le cœur n’a pu éclore, Qui sont fleurs tombales. Tout ce qui fut tu, Serments ou déclarations, S’écoule sur nos joues. Le silence est seul, Maintenant et pour toujours, Qui dit l’indicible. Les larmes, la douleur, Frissonnent de...
Lire la suiteMes nuits solitaires Mille fois retournées N’atteignent jamais Cet être que j’aime. Je le touche à peine, Eperdument blessé ; Comme le vent la fleur, J’en extrais le parfum. Plus longtemps que mon corps, J’éprouverai sa chair Et mon désir miaule Pour...
Lire la suiteUne larme de mort accrochée à mon sang tache ma jolie peau d’une maudite étoile, paraît le sceau maudit au revers de ma vie. J’avais tant désiré les plaisirs de ton corps, mais je m’y suis brûlé d’un poison d’amertume qui me ronge et me nie sous une pluie...
Lire la suiteMa nuit s’étiole dans ton sourire, Ne la laisse pas me revenir. Enfant, j’avais perdu le fil, J’étais perdu, mon corps fragile. Depuis, je m’étais dispersé A la manière des gens pressés. J’avais couru après le vent, Couru si désespérément. Mais ton regard...
Lire la suiteLes maisons alignées, des maisons d’ouvriers, Font tout un paysage et toute une cité. On y trouve la vie parfait’ment résumée, Un fatras de destins, tout un monde étalé. Les façades nous sourient quand elles nous voient passer, Parfois la porte ouverte...
Lire la suiteLes liens de filiation sont la terre nourricière où plongent nos racines et d’où sortent nos fruits ; ils arriment à demain et appellent à s’élever. Les liens de l’origine ont d’étranges dénouements, ce sont des fleurs fauchées qui, en perdant leur chair,...
Lire la suiteIl y a longtemps déjà, tu étais déjà là ; au bon temps des virées et des nuits écourtées, au temps un peu fouilli d’une jeunesse sans ennui, nous étions compagnie, nous étions bons amis. Quand nous avions le temps, pour n’être plus enfants, de longues...
Lire la suiteLe Titi et moi, on aime sa maman à coller son ventre ; on y met nos émois à l’abri de l’antre du rêve d’un enfant. Le Titi et moi, on ne veut que toi, que toi en cadeau, chacun sur ta peau, chacun à son bord des rives de ton corps. Le Titi et moi, il...
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