A quoi servent les mots sinon à être dits pour opposer aux maux un peu de notre vie ?
Le temps file sans relâche et nos vies s’y résument : tels la cire en lumière et l’encens en prière, les jours passent et consument nos chairs et nos attaches. Et nos vieux coeurs d’enfants ne savent où disparaît le feu quand il s’éteint ; il nous paraît...
Lire la suiteComme on quitte un ponton pour l’océan d’étoiles, elle a sauté d’un pont et détissé sa toile. C’est une maman déchue qui tombe sans plus d’effroi, abandonnée, perdue, de n’avoir d’autre choix. Elle ne laisse sur la terre, sans espoir, sans pardon, elle...
Lire la suiteLe Dieu que je voudrais pour toi est liberté bien plus que loi, derrière la vie presque il s’efface, à toi, à tous, il cède la place. Ce Dieu du ciel en qui j’espère, tu le trouveras à ras de terre, pour que l’hiver se mêle d’été, pour que la vie soit...
Lire la suiteLe Dieu de mon enfance, tout’ bonté, tout’ puissance, gît là, dans ma télé, les bras écartelés ; le beau Dieu aux yeux bleus, ce seigneur bienheureux, s’est écrasé par terre comme un trop vieux grand père. Bien avant qu’il soit mort l’espoir restait à...
Lire la suiteNotre secret est mort et notre espoir aussi Comme un rêve d’au-delà qui s’écrase juste ici, Notre cœur est meurtri sur le fil du rasoir Où il a cru danser sans chuter dans le noir. Toutes les vaines promesses à moitié murmurées, Tous ces mots aigre-doux...
Lire la suiteQue reste-t-il après l’amour, Que reste-t-il de ses toujours ? Que reste-t-il après l’ivresse, Après l’ivresse et les promesses ? « Je t’aimerai, tu m’aimeras, Et pis voilà, ça suffira, Avec l’eau fraîche de nos baisers Pour nous nourrir, nous ressourcer....
Lire la suiteEus-tu peur, eus-tu mal au départ matinal, cette peur du linceul, la douleur d’être seule, quand ton souffle s’est enfui, comme perdu dans la nuit ? T’aurai-je donc trahie d’être loin, insouciant, en ce matin maudit qui t’as privé de temps en recouvrant...
Lire la suiteCet ange n’est qu’un bébé, Un trop petit bébé A la chair fragile A la tête bien tendre. Il lui fallait nos mains, Il lui fallait nos yeux, Et nos cœurs attentifs Pour vivre et pour grandir. Il avait tant à vivre, Tant de matins à voir, Tant de rire tant...
Lire la suiteLa vie ne se retient, pas plus que l’eau en main, elle rejoint l’horizon au fil de ses saisons. Mais quel est ce qui part, Au-delà du regard, de ce père, de sa voix, et qu’on conserve en soi ? C’est l’essence peut-être de ce qu’il a pu être, pour que...
Lire la suiteLa flamme parfois s’éteint, Arrachée à la cire Par le vent, le tonnerre d’une tempête imprévue La chaleur, la lumière qui auraient dû danser, se consumant tout doux, S’effacent tout brutalement. Et la mèche qui flamboie, Sans presque vaciller, ou à peine...
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