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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:06

La vie ne se retient,

pas plus que l’eau en main,

elle rejoint l’horizon

au fil de ses saisons.

 

Mais quel est ce qui part,

Au-delà du regard,

de ce père, de sa voix,

et qu’on conserve en soi ?

 

C’est l’essence peut-être

de ce qu’il a pu être,

pour que d’anciens bonheurs

émergent des larmes du cœur.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:02

La flamme parfois s’éteint,

Arrachée à la cire

Par le vent, le tonnerre

d’une tempête imprévue

 

La chaleur, la lumière

qui auraient dû danser,

se consumant tout doux,

S’effacent tout brutalement.

 

Et la mèche qui flamboie,

Sans presque vaciller,

ou à peine un instant,

n’est déjà que fumée.

 

Le jour paraît défait,

L’obscurité soudaine,

Tel un hiver glacial

Impitoyablement cruel.

 

Le trou béant ouvert

Est autant solitude

que stigmate de l’absence

et silence de l’azur.

 

Les yeux ne sont que larmes,

Ils voient sans horizon,

Sans comprendre la nuit

Ni n’attendre plus d’aube.

 

Il ne reste que le cœur

Pour allumer encore,

Et dans l’éternité,

La veilleuse soufflée.

 

La flammèche disparue

N’est plus feu, mais encens,

Le cordon est coupé

Qui la faisait de terre.

 

C’est maintenant au ciel

Peut-être qu’elle crépite,

Ajoutant sa lumière

A la voûte céleste.

 

Les paupières fermées,

La mémoire aux aguets

Et l’âme comme à l’affût,

On peut voir qu’elle virevolte.

 

Tydé

 

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:59

C’est un de ces enfants

que l’instinct de survie

oblige à être en fuite

même dans les bras tendus.

 

C’est un de ces enfants,

sauvage, savant, rebelle,

qui tord sa solitude,

sa liberté, ses yeux.

 

C’est comme un écorché

qui a l’esprit trop vaste

et les sens trop subtils

pour un crâne trop petit.

 

Il a l’esprit brûlé,

lucide, désespéré,

il a l’esprit trop fin

pour pouvoir résister.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:56

Insolite clairière,

Que nous dis-tu de si vrai

De l’esprit d’amour ?

 

On peut aimer autrement,

Chacun à son cœur,

Comme un pacte d’eau et de feu.

 

Comme soleil et pluie,

Sans s’éteindre, sans se brûler,

Ils ont le même ciel.

 
Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:55

Ils s'effacent de nos yeux sans quitter nos regards,
Et malgré leur silence, leur voix nous parlent encore
Car leur cœur qui s’arrête trouve refuge dans le notre.

Etrange éternité qui  joue des évidences,
Tous ceux qui sont partis ne nous ont pas quittés,
Ils échappent seulement au pouvoir de nos mains.

Nos larmes essaient en vain  de leur rendre leur chair,
Mais pour les retenir, il n’est que leur empreinte.
Ils sont passés ailleurs, de l’autre coté des pleurs.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:50

Il n’y a d’éternel que le rêve de l’homme  

A devenir le ciel ou bien tout comme.

 

Pourtant l’étoile filante est sûrement une poussière,

Et ce n’est qu’en brûlant qu’elle nous laisse sa lumière.


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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:45

Il était seul avec ses chiens

 

Et il jouait de la musique

 

Et il chantait de la musique.

 

 

 

Il écoutait dans son fauteuil

 

Tonner les orgues, sonner les cors,

 

Gémir l’archer et le clavier

 

Et c’est d’ma faute s’il a pleuré.

 

 

 

Et c’est là que je suis arrivé,

 

J’avais envie de l’écouter

 

Quand il parlait de la musique.

 

 

 

On s’est r’gardé, on s’est parlé,

 

On s’est r’gardé et on s’est tu,

 

On s’est r’gardé sans être clair

 

Et c’est d’ma faute s’il a pleuré.

 

 

 

Alors, il m’a pris la main

 

Et simplement l’a embrassé

 

 Et simplement l’a caressé.

 

 

 

Et j’étais là sans savoir quoi,

 

Ni quoi lui dire, ni quoi lui taire,

 

Ni quoi lui faire, ni quoi lui dire

 

Et c’est d’ma faute s’il a pleuré.

 

 

 

Ses mots étaient si vrais,

 

Non, qu’ils ne m’ont pas offensés,

 

Et c’est pa moi qu’ils ont blessés.

 

 

 

Pourtant, c’est vrai, je t’aime bien,

 

Mais excuse moi, je n’ai pas pu,

 

Mais comprends moi, j’n’ai pas voulu

 

 Et c’est d’ma faute si t’as pleuré.

 

 

 

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:40

Je ne fais rien de mal,

je suis un homme banal,

ni voleur, ni puissant,

ordinaire simplement.

J’ai un travail honnête,

une maison proprette

et un peu de loisirs,

quelques menus plaisirs.

 

Je fais ce que je peux

pour être un homme heureux,

je ne me cache pas,

 je ne m’engage pas,

un parfait citoyen,

un bon français moyen,

à sa place , rien que là

ni plus haut , ni plus bas.

 

Mais j’ai rêvé pourtant

être le meilleur des hommes,

plus sage et clairvoyant

qu’ un troupeau de médium.

J’espérais tout bonnement

l’énorme pouvoir du cœur

qui défait tout sûrement

l’écheveau du malheur.

 

Je ne peux pas grand chose,

je n’ai pas de pouvoirs,

ni d’argent , ni de gloire,

juste un peu de névrose,

un petit héritage

de complexes, de morale,

rien que de très normal,

pour un fils de mon âge.

 

Je n’ai de grand dessein

qu’allier le charitable

avec le confortable

sans m’épuiser sans fin,

cherchant un monde pas pire

plutôt qu’un paradis,

un coin assez joli

et pas tout un empire.

 

Mais j’ai rêvé pourtant

être le meilleur des hommes,

plus sage et clairvoyant

qu’un troupeau de médium.

J’espérais tout bonnement

l’énorme pouvoir du cœur

qui défait tout sûrement

l’écheveau du malheur.


Tydé

 

 

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:37
 

D’où venait cet amour,

Où va-t-il maintenant,

Nous l’aurait-on volé

Ou l’aurions nous perdu ?

 

Celui qui nous l’a pris

Ferait bien de la rendre,

Il nous rendait si beaux ;

Que peut-il bien en faire ?

 

Celui qui nous l’a pris

Nous l’a d’abord donné,

Il le change maintenant

En rayon de soleil.

Tydé

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 06:35
  Dans nos cités

 tout excitées,

dans nos villages

et sur nos plages,

rode l’enfant loup,

l’enfant voyou ;

fils de personne,

on l’abandonne

à la folie,

la sauvagerie,

sans qu’il habite

dans nulle limites.

 

Voleur inculte

jamais adulte,

il vit sans loi,

ni vraiment toit,

il vit d’envie,

n’est pas fini.
A t-il un nom,

lui le sans non,

a t-il un cœur

plein de rancoeur,

a t-il la rage

d’être sans âge ?

 

Mais Nicolas,

en flanant là,

a donc croisé

qui le toisait,

le provoquait,

le tapotait.
Quinze ans à peine

de vie sereine

plantée d’un coup

 par un jour fou,

la nuit l’effleure

d’un sang d’horreur.

 

Enfant sauvage

contre enfant sage ;

a t-on voulu

l’enfance perdue

qui les relie

puis les délie ?

Quand les enfants,

tous les enfants,

auraient l’avenir

de leur désir,

seras tu là,

cher Nicolas ?

Tydé

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